5 scènes de La Petite Maison dans la Prairie qui ne pourraient plus être diffusées aujourd’hui
Publié le Par Khalil Auguste Ndiaye
La Petite Maison dans la Prairie a marqué des générations de fans. Considérée parmi les séries les plus culte du petit écran, elle a changé l’histoire de la télévision. Pourtant, malgré son statut, elle ne manque pas de moments qui aujourd’hui feraient grincer des dents…
Toutes les séries culte ont des scènes dont même les fans ont honte. Et La Petite Maison dans la Prairie n’y échappe pas. Derrière la joie et la légèreté des aventures de la famille Ingalls, il y a des moments bien plus graves et sombres. Des moments qui ne passeraient plus du tout en 2025, et pour de bonnes raisons. Serieously vous présente 5 scènes de La Petite Maison dans la Prairie qui feraient polémique aujourd’hui.
Sommaire
Le baiser entre Almanzo et Laura dans La Petite Maison dans la Prairie

Revue avec le regard actuel, la relation entre Laura et Almanzo est sûrement l’élément de La Petite Maison dans la Prairie qui passerait le moins aujourd’hui. Il est un adulte installé, elle est une adolescente encore présentée comme une enfant. Historiquement, l’écart d’âge réel entre la vraie Laura Ingalls et Almanzo Wilder (environ dix ans) existait déjà, mais passait davantage dans le contexte rural de l’époque. La série le réduit légèrement, sans pour autant effacer la dynamique entre eux.
À l’écran, Melissa Gilbert n’a que 15 ans, alors que Dean Butler en a 23 lors du célèbre épisode du premier baiser Sweet Sixteen. L’actrice a admis avoir été très mal à l’aise, disant dans son livre Prairie Tale: A Memoir « Je ne voulais pas embrasser un homme« . Elle a avoué qu’elle s’attendait à ce que les producteurs engagent quelqu’un de son âge. Dean Butler lui-même reconnaissant que l’écart aurait dû être plus réduit. En interview avec Fox News, il a déclaré que « vous ne pourriez tout simplement pas le faire aujourd’hui. Il y aurait trop de réactions négatives. » La mère de Melissa Gilbert a même pleuré en coulisses à cause de cette scène. Un moment inimaginable aujourd’hui.
L’épisode Wisdom of Solomon et le racisme

The Wisdom of Solomon est l’un des épisodes les plus controversés de La Petite Maison dans la prairie. Rempli de bonnes intentions, il est pourtant critiqué pour la manière dont il traite la question raciale. Stéréotypes, langage offensant, morale finale dérangeante… tout s’accumule au point que beaucoup de fans considèrent qu’il ne pourrait tout simplement pas être diffusé tel quel aujourd’hui. Ce qui choque d’abord, c’est l’usage explicite du mot en N, un choix violent dans une série familiale des années 70. Même si l’idée était de montrer le racisme de l’époque, beaucoup jugent que rien ne justifiait de mettre l’insulte à l’écran de façon aussi frontale.
Mais le plus dur arrive à la fin. Au lieu d’offrir un arc d’espoir comme la série en a souvent l’habitude, Solomon finit par accepter qu’il n’a « pas d’avenir » en dehors des champs et repart chez lui. Sur les forums, plusieurs spectateurs parlent d’un message glaçant, presque résigné. Certains pointent même Charles Ingalls du doigt. Habituellement défenseur des opprimés, il ne se bat pas pour l’éducation du garçon et laisse la situation telle quelle, comme si l’injustice était immuable pour un enfant noir. Résultat, l’épisode donne à voir un monde où les ambitions d’un jeune garçon sont écrasées et où personne ne tente de les protéger.
L’épisode Sylvia dans La Petite Maison dans la Prairie

Sylvia, double épisode de la saison 7, est souvent considéré comme le plus sombre et le plus choquant de toute La Petite Maison dans la Prairie. On y suit Sylvia, adolescente de 14–15 ans, violée en pleine forêt par un homme portant un masque de clown, qui tombe enceinte et subit ensuite la suspicion du village, les insultes de son propre père et, finalement, une seconde attaque qui provoque sa mort en chutant d’une échelle. De nombreux critiques et fans jugent l’intrigue à la fois courageuse et profondément dérangeante pour une série familiale. L’esthétique quasi‑horrifique avec un agresseur masqué et les mises en scène de traque, la culpabilisation de la victime par son entourage et l’absence totale de véritable réparation pour Sylvia font de l’épisode un concentré de la culture du viol qui, diffusé aujourd’hui, serait probablement assorti d’avertissements de contenu ou réservé à un créneau adulte.
Même Olivia Barash, l’interprète de Sylvia, parle des années plus tard d’un épisode traumatisant pour le public. Elle raconte en interview avec Entertainment Weekly qu’elle « n’était qu’une enfant » quand on lui a demandé de jouer une histoire de viol.
Le harcèlement dans Bully Boys

Avec le temps, Bully Boys s’est imposé comme l’un des épisodes les plus perturbants de La Petite Maison dans la Prairie. Officiellement conçu comme un récit sur la lâcheté et les abus de pouvoir, il est aujourd’hui pointé du doigt pour la violence envers les femmes qu’il met en scène. Agressions, intimidation, humiliation… rien n’est édulcoré, et beaucoup de fans estiment qu’un tel contenu ne passerait jamais sans avertissement en 2025. Dès l’arrivée des frères Galender à Walnut Grove, l’atmosphère se charge d’une tension inconfortable. Ils s’en prennent systématiquement aux femmes. Même la cour de récréation devient un lieu de danger pur, avec ce moment où Bubba frappe Mary en plein visage, gratuitement.
Mais la scène qui marque à vie, c’est celle de Caroline. Coincée par deux hommes, touchée contre son gré, paralysée sous leurs regards lubriques, ses œufs jetés au sol comme un symbole de domination. Une agression sexuelle à peine déguisée, filmée avec une tension qu’Alison Arngrim, l’interprète de Nellie Oleson, décrit encore comme « horrifiante« . C’est précisément pour ça qu’il reste, aujourd’hui encore, l’un des épisodes les plus difficiles et dérangeants de la série.
La noyade d’Ellen

Autre épisode qui glace encore le sang des fans, My Ellen est un moment où la série bascule presque dans le thriller psychologique. Après une baignade innocente où Laura, Mary et leur amie Ellen vont nager nues au lac, Ellen se noie sous l’eau pendant que les deux sœurs se cachent des garçons qui les espionnent, et sa mère, brisée par le chagrin, finit par kidnapper Laura, la séquestrer dans une cave et la traiter comme si c’était sa fille revenue d’entre les morts. Le montage alterne alors entre la panique d’une famille qui cherche une enfant disparue et la folie d’une mère qui prépare un gâteau d’anniversaire pour une fillette morte, enfermant Laura dans un sous‑sol éclairé à la bougie, avec faux indices laissés pour faire accuser un simple esprit du village. Un cocktail de noyade d’enfant, d’enlèvement et de délire psychotique qui, dans une série vendue comme feel‑good et familiale, paraît aujourd’hui incroyablement cru et anxiogène pour un public d’après‑midi.
Khalil Auguste Ndiaye
Journaliste
Journaliste en alternance depuis 2025 chez Serieously, Khalil Auguste Ndiaye est un grand fan de nombreux animes et de films et séries de diverses époques, Si vous avez la moindre question sur l'univers d'Assassin's Creed ou de Castlevania, il pourra vous répondre ! Amateur autant de l'univers de Game of Thrones que The Boys, en passant par les films Ghibli et One Piece, Khalil est toujours curieux de découvrir de nouvelles oeuvres prenantes,