Bridgerton : « 3 ans pour ça ? » pourquoi les fans sont énervés par la fin de la saison 4 ?

Si le succès d’audience est toujours au rendez-vous pour La Chronique de Bridgerton, l’ambiance est loin d’être à la fête au sein de la communauté des fidèles de la série. Serieously vous explique pourquoi la saison 4 s’attire les foudres des fans.

Depuis la mise en ligne de la saison 4 de La Chronique de Bridgerton sur Netflix, les réseaux sociaux, et plus particulièrement Reddit et Twitter (X), sont devenus le théâtre d’une déception grandissante. Entre des choix scénaristiques discutables et un changement de ton radical, une partie importante des spectateurs ne cache plus son amertume face à ce qu’ils considèrent comme une perte d’identité pour la saga des chroniques de Mayfair.

Une alchimie qui peine à convaincre dans Bridgerton

Le point de friction majeur concerne le couple vedette de cette salve d’épisodes. Alors que l’histoire de Benedict était attendue comme le Messie, de nombreux internautes dénoncent un manque flagrant d’étincelles entre Luke Thompson et l’interprète de Sophie Baek. Sur Reddit, un fan exprime ce sentiment de vide : « Je n’arrive pas à y croire, j’ai attendu trois ans pour ça ? Ils se regardent comme s’ils attendaient le bus, il n’y a aucune électricité. Rendez-nous Kate et Anthony ! ». Pour beaucoup, la magie du bal masqué s’est évaporée trop vite, laissant place à des dialogues répétitifs et une intrigue qui stagne, loin de la passion dévorante des saisons précédentes.

Le virage « rétrograde » qui fâche

Au-delà de la mise en scène, c’est le fond même de l’histoire qui soulève des interrogations. Plusieurs analyses, dont celle du Huffington Post, pointent du doigt une direction idéologique étonnamment conservatrice pour une série qui se targuait jusqu’ici de bousculer les codes. Le cas de Benedict est, à ce titre, le plus flagrant : lui qui incarnait l’esprit bohème et explorait sa fluidité finit par rentrer sagement dans le rang. Sur Twitter, une internaute s’agace : « Donc le seul moyen pour Benedict d’être heureux, c’est de se marier et de mentir sur l’identité de sa femme ? C’est ça votre vision de la modernité en 2026 ? On est revenu au Moyen-Âge ». En obligeant ses héros à se conformer au moule du mariage pour obtenir leur « happy end », la série perd de son tranchant subversif.

Des personnages qui rentrent dans le rang

Hyacinthe et Eloise dans la saison 4 de Bridgerton
© Netflix

Même constat pour Eloïse, dont l’évolution déçoit une partie du public féministe. Celle qui fuyait les bals et méprisait ouvertement les aspirations matrimoniales de ses paires semble désormais envisager le mariage comme une issue inévitable. « Ils ont brisé le seul personnage féminin qui avait un cerveau », s’insurge un utilisateur sur le compte Reddit de Bridgerton, « Eloïse qui parle de mariage, c’est comme si Batman décidait de devenir comptable. Ça n’a aucun sens avec son écriture depuis la saison 1 ». Au lieu de proposer un modèle de bonheur alternatif, cette saison 4 semble délivrer le message que, peu importe vos convictions, le salut passe nécessairement par l’alliance au doigt.

Une mise en scène et un trop-plein d’intrigues ?

Enfin, les fans pointent du doigt une esthétique jugée trop moderne, avec des costumes aux couleurs criardes et une utilisation excessive d’effets numériques. « On dirait une parodie de Bridgerton faite par une IA », peut-on lire sur Reddit, « les tissus ont l’air synthétiques, les perruques sont atroces, on a perdu toute l’élégance de la Régence. » À cela s’ajoute une structure narrative qui s’éparpille trop selon certains. À vouloir développer les intrigues secondaires des Mondrich ou de Lady Danbury, le couple principal finit par devenir presque secondaire. Cette multiplication des arcs narratifs donne une impression de remplissage qui dilue l’émotion. Pour les fidèles, le constat est amer : à force de vouloir plaire à tout le monde, Bridgerton risque de perdre son cœur battant.

Aurelia Baranes

Aurelia Baranes

Co-fondatrice - Directrice de Publication

Après avoir fait ses armes dans plusieurs médias et grands groupes, de Webedia à Reworld Media, Aurélia a décidé de se lancer dans l'aventure de l'entreprenariat en co-fondant le média Serieously en 2017. Aujourd'hui directrice de publication, elle a un oeil sur tous les posts et articles de Serieously pour garantir de toujours vous donner les meilleures infos pop culture du moment.

Suivez nous !