Chers Parents : 5 bonnes raisons d’aller voir la (géniale) comédie avec André Dussollier et Miou-Miou au cinéma
Publié le Par Mathilde Fontaine
Ce 25 février 2026, le cinéma français dégaine une petite pépite d’humour noir qui risque de faire parler… et surtout sourire ! Adaptée de la pièce de théâtre éponyme à succès, la comédie Chers Parents débarque sur grand écran avec un pitch qui gratte là où ça fait mal : l’argent et la famille. Entre non-dits et règlements de comptes, voici pourquoi vous ne devez pas louper ce rendez-vous.
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Un casting cinq étoiles pour une famille électrique

Pour porter le huis clos familial de Chers Parents, le réalisateur Emmanuel Patron a misé sur un duo de légende : André Dussollier et Miou-Miou. Les deux monstres sacrés du cinéma français incarnent des parents dont le calme apparent va vite voler en éclats. Face à eux, la nouvelle garde de l’humour assure le spectacle. On retrouve un Arnaud Ducret en fils aîné aux dents longues, Thomas Solivérès en cadet un peu paumé et surtout l’excellente Pauline Clément, de la Comédie-Française, qui apporte sa touche de décalage habituelle dans le rôle de la fille qui tente tant bien que mal de maintenir l’unité.
Un pitch gagnant pour Chers Parents !
Tout commence par un appel d’urgence. Pierre, Louise et Jules débarquent en panique dans le mas provençal de leurs parents, persuadés qu’un drame se prépare. Mais la nouvelle est toute autre : leurs papa et maman partent s’installer au Cambodge pour ouvrir un orphelinat. Pourquoi un tel changement de vie ? Parce qu’ils ont gagné le (très) gros lot à la loterie. Ce qui devrait être une fête se transforme rapidement en un interrogatoire musclé où les enfants, poussés par l’appât du gain, commencent à révéler leur vraie nature.
Des planches au grand écran : de l’importance d’une adaptation réussie

Passer du théâtre au cinéma est un exercice périlleux, mais Chers Parents semble avoir trouvé le bon équilibre. Le film conserve le rythme effréné et le sens de la répartie qui ont fait le succès de la pièce originale, nommée aux Molières. L’action s’aère grâce aux décors ensoleillés du Sud, mais l’essentiel reste l’efficacité des dialogues. On sent que les acteurs s’amusent avec ce texte ciselé qui ne laisse aucun répit aux personnages, transformant une simple discussion de salon en une véritable guerre de tranchées.
L’argent, ce tabou qui brise les liens Le film ne se contente pas d’enchaîner les vannes, il pose une question universelle qui met tout le monde mal à l’aise : « Quelle somme vous rendrait heureux ? » C’est là que la comédie devient féroce. En explorant la distorsion des liens familiaux face au vertige des chiffres, le récit montre comment la cupidité peut transformer des adultes responsables en gamins capricieux. Entre les envies d’entrepreneuriat des uns et les besoins plus terre-à-terre des autres, le concept d’équité en prend pour son grade.
Une bouffée d’air frais saluée par la critique
Présenté au Festival de l’Alpe d’Huez, Chers Parents s’impose comme une surprise rafraîchissante dans le paysage de la comédie française. Loin de l’humour potache ou caricatural, il privilégie l’intelligence des situations et l’ironie. La critique souligne notamment la performance de Pauline Clément, dont le personnage apporte une humanité bienvenue au milieu de ce chaos financier. C’est le genre de film dont on ressort avec une envie immédiate de débriefer avec ses propres proches… tout en espérant ne jamais avoir à vivre un tel dilemme à leurs côtés !
Mathilde Fontaine
Rédactrice en chef - Journaliste
Rédactrice en chef de Serieously, Mathilde Fontaine est passionnée de cinéma et de séries depuis qu'elle a prononcé et pu écrire ses premiers mots. Amoureuse des grands classiques dans lesquels elle aime se replonger, elle est toujours à l’affût d’une nouveauté à regarder, à commenter, et à partager. Autant fan de Friends que de Columbo, du Parrain que de La Boum, de The Office que de Reservoir Dogs, elle a pu interviewer des personnalités comme John Krasinsky, Jon Hamm, Pio Marmaï, Léa Drucker ou Gérard Jugnot, et a couvert des festivals comme Les Arcs ou le Festival de Cannes 2025.