La Petite : le film est-il inspiré d’une histoire vraie ?
Publié le Par Clémence Ducas
Le film dramatique franco-belge, sorti il y a quelques années au cinéma, est retransmis sur France 2 ce dimanche 1er février 2026, à 21h10. Ainsi, avant que vous ne vous demandiez si La Petite est basé sur des faits réels, Serieously vous répond !
Un récit beaucoup trop universel pour être faux. Sorti en 2023, le film La Petite s’est fait plutôt discret dans les salles, mais a été salué du côté de la critique. Porté par un Fabrice Luchini plus touchant que jamais ainsi que la jeune révélation belge, Mara Taquin, le film dramatique aborde le thème du deuil mais surtout de la GPA à travers le destin tragique d’une famille. Une trame si réaliste qu’elle a laissé une grande majorité de ses spectateurs pensifs. Alors, le long-métrage de Guillaume Nicloux est-il basé sur une histoire vraie ? De quoi le réalisateur français s’est-il inspiré ? La réponse vous est donnée par Serieously !
La Petite, de quoi ça parle ?
Tourné principalement en Belgique, le long-métrage prend également place en France. Joseph (interprété par Fabrice Luchini), âgé de 68 ans, apprend le décès de son fils et du compagnon de ce dernier, victimes d’un un accident d’avion. Alors que les deux attendaient un enfant par le biais d’une jeune mère porteuse, Joseph se décide à partir à la rencontre la jeune femme en Belgique, afin de prolonger indirectement la vie de son fils défunt.

Il se retrouvera rapidement face à un profil haut en couleur, et au caractère bien trempé. Interprété par Mara Taquin, le personnage de Rita a pourtant pris sa décision et s’apprête à faire adopter le bébé qu’elle porte. Le dilemme du film s’impose alors : Joseph est-il capable de donner tout son amour à ce petit être, tout en étant endeuillé par la disparition de son propre fils ? Réussira-t-il à faire changer d’avis la jeune Rita ?
Le film La Petite est-il inspiré de faits réels ?
Dans ce projet cinématographique, Guillaume Nicloux a dû changer radicalement ses habitudes de narration. La raison ? Ce récit n’est pas inventé, mais il n’est pas non plus inconnu pour la totalité de ses spectateurs. Il s’agit en réalité d’une adaptation cinématographique du roman Le Berceau de Fanny Chesnel. Comme le réalisateur l’a avoué au média Allociné, ses deux producteurs, François Kraus et Denis Pineau-Valencienne, lui auraient proposé cette idée tout en sachant qu’elle sortait complètement du registre de ses projets précédents.
Guillaume Nicloux affirme en premier lieu : « L’histoire qu’ils me proposaient était à l’opposé des structures narratives assez complexes que j’affectionne habituellement, où j’aime laisser le spectateur face à ses doutes.« , avant d’ajouter : « Ce récit linéaire et compréhensible par tous m’a donné l’opportunité d’aborder le mélodrame sans autre souci que l’empathie et l’émotion, sans fantastique ni questionnements métaphysiques. ».

En revanche, le roman qui a inspiré le film La Petite, est entièrement fictif. La raison pour laquelle la trame du long-métrage semble plus réelle que jamais ne peut s’expliquer que par l’universalité de son sujet. Interdite en France, la GPA est acceptée sous certaines conditions en Belgique. Une situation qui a énormément travaillé le réalisateur du film avant qu’il ne se décide finalement à le réaliser. « Mais combien sont-elles en réalité ces personnes qui aimeraient en bénéficier ? Peut-être trois cents couples hétéroexuels ou homosexuels ? » a-t-il proclamé avant de conclure son propos : « Sous prétexte d’un éventuel danger de commercialisation des corps, ces personnes en souffrance se voient privées d’une possibilité d’avoir un enfant ». Bien qu’elle ne soit que fictive, l’histoire met la lumière sur un sujet d’actualité et parle à de nombreux spectateurs, la rendant plus crédible que jamais.
Clémence Ducas
Journaliste
Journaliste en alternance depuis septembre 2025 chez Serieously, Clémence Ducas ne rate jamais une occasion de parler de cinéma. Cette passion pour le 7ème art lui est venue dès son plus jeune âge, accompagnant son amour pour le théâtre. Grande friande de comédies (romantiques comme musicales) mais également de sitcoms, elle ne compte plus le nombre d’heures passées devant New Girl et Modern Family. Lancée dans le journalisme cinéma depuis plus d’un an, Clémence s’apprête à faire ses premières interviews au sein de la rédaction. Son plus grand rêve ? Rencontrer Damien Chazelle et Sofia Coppola, ses cinéastes de cœur, qui l’ont fait tomber amoureuse du grand écran.