L’Amour Ouf : quelle scène ultra-violente et choquante a été censurée du film ?
Publié le Par Mathilde Fontaine
Après son succès en salle, L’Amour Ouf a pris la tête du top 10 des films les plus regardés sur Netflix depuis son arrivée sur la plateforme le 23 janvier dernier. Mais saviez-vous qu’une scène très gore aurait dû être dans le film, avant d’être finalement supprimée ?
C’est ce que l’on appelle avoir plusieurs vies. Après une première présentation en mai 2024 au Festival de Cannes, L’Amour Ouf a réuni des millions de spectatrices et spectateurs au cinéma quelques mois plus tard, lors de sa sortie nationale le 16 octobre 2024. Et si l’on pensait que le succès du film de Gilles Lellouche allait s’arrêter là, c’était sans compter son arrivée sur Netflix ce 23 janvier 2026.
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L’Amour Ouf : une adaptation libre signée Gilles Lellouche

Depuis son arrivée sur la plateforme, cette adaptation du roman Jackie Loves Johnser OK?, avec Adèle Exarchopoulos, François Civil, Mallory Wanecque et Malik Frikah dans les rôles-titre, squatte la première place du classement des films les plus regardés. Mais saviez-vous que L’Amour Ouf aurait pu être plus long, et qu’une scène a été coupée car trop violente ? Serieously vous en dit plus !
Une scène de course-poursuite par une moissonneuse-batteuse gore et choc
Si L’Amour Ouf est donc adapté d’un livre, Gilles Lellouche a pris quelques libertés dans sa réalisation. L’acteur et cinéaste avait notamment imaginé une séquence très violente, voir gore, qui n’existe pas dans le livre d’origine. Il a en effet lui-même avoué qu’il souhaitait filmer un personnage se faire poursuivre en pleine nuit par une moissonneuse-batteuse, alors qu’il avait les mains attachées et était à moitié nu. Une scène qui n’existe finalement pas donc, et qu’Audrey Diwan, coscénariste du film, avait commentée.
« Comme Gilles a le roman en tête depuis des années, il s’est construit des images, des scènes, des séquences qu’il imagine présentes à un moment donné du scénario. Celle de la moissonneuse-batteuse par exemple. Elle n’est pas dans le roman mais il avait envie de la filmer. Cette scène devient alors une énigme : comment faire en sorte qu’on arrive à l’écrire, qu’elle soit cohérente dans le récit, qu’elle justifie un comportement, éventuellement une émotion ?« , explique-t-elle dans le livre L’Amour Ouf, journal intime d’un film.
« La baston et le sang giclaient à toutes les pages«

« Il y a d’abord eu une période Scorsese et Tarantino: la baston et le sang giclaient à toutes les pages. Et puis Gilles en est revenu : ‘C’est trop. Il faut raconter la violence à hauteur d’hommes. L’histoire d’amour se replacera d’elle-même au bon endroit.’ Impossible en fait de dire à quel moment la pépite, que tout le monde espère d’or, se découvre dans l’amas de boue. Les séances de travail de scénario sont, selon les cas, passionnantes ou banales« , décrit le journaliste auteur du livre, Eric Libiot.
Pourquoi Gilles Lellouche a finalement abandonné son idée de « Dents la mer agricole » dans L’Amour Ouf ?

Gilles Lellouche lui-même s’est ensuite confié au sujet de cette fameuse séquence avortée de L’Amour Ouf. « J’ai cassé la tête à mes auteurs, à tout le monde, avec cette histoire de moissonneuse-batteuse. En plus j’ai bien fait de ne pas la tourner finalement, parce qu’il y a une petite partie que j’ai soustraite au montage, a-t-il avoué dans Le Nouvel Obs. Effectivement, pendant un petit moment, je voulais faire une sorte de Dents la mer agricole. Il y avait un personnage qui était en slip qui courait, éclairé par les phares d’une moissonneuse-batteuse. »
« Il avait les mains liées et il courait dans un champ de blé. La moissonneuse-batteuse qui était derrière lui et qui avançait jusqu’à sa mort. Et l’un des producteurs m’a dit : ‘Tu vas un petit peu loin dans la violence !’ Mais je suis sûr que visuellement ça ferait une scène démente. Il n’est pas exclu que je le fasse dans un autre film, qui n’aura rien à voir, et qui s’appellera peut être moissonneuse-batteuse !« Rendez-vous pris, donc…
Mathilde Fontaine
Rédactrice en chef - Journaliste
Rédactrice en chef de Serieously, Mathilde Fontaine est passionnée de cinéma et de séries depuis qu'elle a prononcé et pu écrire ses premiers mots. Amoureuse des grands classiques dans lesquels elle aime se replonger, elle est toujours à l’affût d’une nouveauté à regarder, à commenter, et à partager. Autant fan de Friends que de Columbo, du Parrain que de La Boum, de The Office que de Reservoir Dogs, elle a pu interviewer des personnalités comme John Krasinsky, Jon Hamm, Pio Marmaï, Léa Drucker ou Gérard Jugnot, et a couvert des festivals comme Les Arcs ou le Festival de Cannes 2025.