Les Carnets de l’Apothicaire : pourquoi l’Empereur n’a-t-il pas de nom ?
Publié le Par Khalil Auguste Ndiaye
Dans Les Carnets de l’Apothicaire, chaque détail compte, même ceux qui semblent invisibles. Et parmi les questions qui intriguent le plus les fans, une revient sans cesse : pourquoi l’Empereur n’a-t-il jamais de nom ? Un choix narratif loin d’être anodin…
Mêlant mystères, complots et médecine, Les Carnets de l’Apothicaire suit Mao Mao, une jeune femme de 17 ans experte en poisons, kidnappée puis vendue comme servante au palais impérial. Dans cet empire fictif inspiré de la Chine ancienne, elle se retrouve plongée au cœur de la cour intérieure, un lieu régi par des règles strictes, des rivalités constantes et des dangers invisibles. Grâce à son intelligence et à son sens de l’observation, Mao Mao résout plusieurs affaires mortelles qui attirent l’attention de Jinshi, l’intendant charismatique du harem, dont l’identité cache de lourds secrets. La série alterne alors entre enquêtes indépendantes et intrigues politiques plus larges, tout en dressant un portrait cruel de la vie des femmes au palais.
Véritable phénomène, l’œuvre compte aujourd’hui seize volumes de manga publiés en France, plus de 38 millions d’exemplaires vendus dans le monde et une adaptation animée à succès déjà forte de deux saisons, une troisième étant annoncée.
Quel est le vrai nom de l’Empereur dans Les Carnets de l’Apothicaire ?

Dans l’univers de la série, l’Empereur n’est jamais nommé pour une raison précise : le protocole impérial. Son nom véritable est considéré comme sacré et ne peut être prononcé que par les membres de la famille impériale. Pour tous les autres, il reste une figure désignée uniquement par son titre, à l’image des traditions historiques chinoises où le nom d’un souverain était tabou.
Ce choix narratif renforce son autorité et son mystère. En l’absence de nom, l’Empereur devient moins un individu qu’une incarnation du pouvoir, presque une entité divine. Une distance volontairement entretenue par l’autrice Natsu Hyūga afin de respecter ces conventions culturelles et d’ancrer le récit dans une forte immersion.
Pourtant, derrière ce statut se cache un dirigeant complexe. Marqué par le règne catastrophique de son père, il cherche avant tout à instaurer la paix, la stabilité et la prospérité. Pragmatique, parfois dur, il n’hésite pas à contourner les tabous ou à user de sanctions sévères si l’ordre l’exige, tout en faisant preuve de compassion envers certaines concubines. Son anonymat renforce également les enjeux narratifs liés aux secrets familiaux, aux échanges d’enfants et à la généalogie trouble de la cour impériale. Même Mao Mao, pourtant curieuse de tout, n’ose jamais le nommer, soulignant à quel point le pouvoir écrase les individualités.
Quelques surnoms apparaissent uniquement dans l’intimité, comme “Yang”, le Soleil, utilisé par Ah-Duo, en opposition à “Yue”, la Lune, pour Jinshi. Des exceptions rares qui rappellent que l’Empereur reste un homme, même si le récit refuse de lui donner un véritable nom.
Khalil Auguste Ndiaye
Journaliste
Journaliste en alternance depuis 2025 chez Serieously, Khalil Auguste Ndiaye est un grand fan de nombreux animes et de films et séries de diverses époques, Si vous avez la moindre question sur l'univers d'Assassin's Creed ou de Castlevania, il pourra vous répondre ! Amateur autant de l'univers de Game of Thrones que The Boys, en passant par les films Ghibli et One Piece, Khalil est toujours curieux de découvrir de nouvelles oeuvres prenantes,