Project Motor Racing : le nouveau roi de la simulation est-il arrivé ?

Les amateurs de simulation automobile ont un nouveau terrain de jeu depuis quelques jours. Project Motor Racing, le titre très attendu de Straight4 Studios, a fait son entrée sur les pistes le 25 novembre. Porté par Ian Bell, figure emblématique à l’origine de Project CARS, le jeu s’installe comme une alternative sérieuse pour ceux qui cherchent à ressentir chaque vibration du bitume.

L’héritage de la simulation

Dès les premiers tours de roue, on sent l’expertise de l’équipe, composée de nombreux vétérans du genre. La physique des véhicules, calculée avec une précision rare via le moteur « Hadron », apporte une rigueur mécanique immédiate. Une propulsion ne se dompte pas de la même manière qu’une intégrale, surtout lorsque la météo dynamique s’en mêle. Mais là où le jeu réussit son pari, c’est dans sa souplesse : grâce à des aides à la conduite ajustables, il évite de devenir punitif pour les néophytes tout en offrant aux puristes les sensations qu’ils recherchent.

Cette polyvalence se ressent particulièrement manette en main, ou mieux, derrière un volant. Le retour de force transmet avec une clarté étonnante les irrégularités de l’asphalte ou les pertes d’adhérence. On prend vite plaisir à essayer de grappiller quelques dixièmes sur des tracés exigeants, encouragé par une courbe d’apprentissage qui valorise la régularité plus que la prise de risque inconsidérée.

Une technique au service de l’immersion

Visuellement, le titre s’appuie sur le GIANTS Engine 10, fruit d’un partenariat inédit avec les créateurs de Farming Simulator. Ce moteur permet un niveau de détail saisissant sur les circuits scannés au laser. Qu’il s’agisse de Spa-Francorchamps ou de Monza, chaque bosse est fidèlement reproduite. Les effets de lumière et les changements climatiques ne sont pas que cosmétiques : voir la piste s’humidifier progressivement jusqu’à former des flaques qui piègent les trajectoires apporte une vraie dimension stratégique à chaque course.

Le soin apporté à la partie sonore participe également à cette immersion. Les rugissements des moteurs ont été capturés à partir de véritables bolides, offrant une identité propre à chaque catégorie, de la GT3 aux prototypes d’endurance. C’est un ensemble qui flatte les sens et qui donne l’impression d’être réellement au cœur de l’action, que l’on soit dans le feu de la bataille ou en train d’utiliser le mode photo.

Un garage et des pistes à explorer dans Project Motor Racing

Le contenu de lancement est solide, avec environ 70 véhicules sous licence et 28 tracés mondiaux. Le mode carrière permet de gravir les échelons de manière organique, tandis que l’intégration native du modding promet une durée de vie considérable grâce aux futures créations de la communauté. On apprécie la clarté des menus et la possibilité de personnaliser sa machine, des pneus aux rapports de transmission, avec des explications qui rendent la technique accessible.

Si le multijoueur, qui accueille jusqu’à 32 pilotes en ligne, demande encore quelques ajustements pour parfaire l’équilibrage des niveaux, la base est extrêmement prometteuse. Les serveurs tiennent la route et la communauté commence déjà à s’organiser autour du « Motor Hub ». Avec un suivi régulier déjà annoncé par Straight4 Studios, Project Motor Racing se pose comme une fondation solide pour les fans de vitesse. C’est une entrée remarquée qui prouve que l’exigence technique peut parfaitement rimer avec plaisir immédiat.

Aurelia Baranes

Aurelia Baranes

Co-fondatrice - Directrice de Publication

Après avoir fait ses armes dans plusieurs médias et grands groupes, de Webedia à Reworld Media, Aurélia a décidé de se lancer dans l'aventure de l'entreprenariat en co-fondant le média Serieously en 2017. Aujourd'hui directrice de publication, elle a un oeil sur tous les posts et articles de Serieously pour garantir de toujours vous donner les meilleures infos pop culture du moment.

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