Sans Répit sur Netflix : Franck Gastambide, Simon Abkarian “Le film s’inscrit dans un registre de thriller d’action qu’on fait peu en France” (Interview)

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Ce 25 février débarque sur Netflix le film Sans Répit. Thriller d’action mené par un Franck Gastambide comme on ne l’a encore jamais vu, le film est un remake du thriller coréen Hard Day. Rencontre avec Franck Gastambide et Simon Abkarian, qui campent les deux héros de cette nouvelle production Netflix.

Après avoir consacré une partie de sa carrière au tournage de Validé, Franck Gastambide se retrouve propulsé en grandes pompes sur Netflix avec Sans Répit. Pour le long-métrage orchestré par Régis Blondeau, Gastambide se glisse dans la peau d’un flic un peu ripoux qui se retrouve mêlé à une sombre histoire après avoir percuté et tué par accident un homme. Dès lors, commence pour Thomas Blin une véritable course haletante face à l’un de ses supérieurs de la brigade des stups, joué par Simon Abkarian (Casino Royale ou encore Kaboul Kitchen). Rencontre avec les deux acteurs.

C’est la première fois que vous travaillez tous les deux pour Netflix. Qu’est-ce que cela représente pour vous ? 

Franck Gastambide : J’ai l’impression que j’ai eu de la chance de connaître le succès en salles avec mes films et je sais qu’en allant travailler avec Netflix, on n’a pas la salle mais on gagne le monde. Et ce qui est complètement fou, c’est de se dire que ce film, qu’on a fait ensemble, sera dans 190 pays le 25 février. J’ai sincèrement hâte de voir les conséquences de tout ça et de voir l’ampleur que ça prend ! Je suis ravi de me dire que ce film va faire le tour du monde, c’est assez incroyable !

Sans Répit est un remake d’un film coréen (Hard Day), est-ce difficile de trouver la bonne balance entre l’inspiration et la copie ? 

Simon Abkarian : Non je ne pense pas… D’abord, c’est dans une autre langue et le français raconte autre chose et puis, ce ne sont pas les mêmes acteurs. On n’est pas mieux, on n’est pas pires…quoi qu’on est pas mal (Franck Gastambide rit) […] Quand on dit “Action”, c’est la première fois qu’on la joue la scène ! Il y a cette fraîcheur à l’intérieur qui fait qu’on n’a pas subi le fait que la version coréenne était super, car c’est un super bon film. Ce n’est pas la même culture, les codes sont différents et il y a eu des réécritures pour adapter ça au monde qui est le notre, c’est-à-dire en France !

Franck Gastambide : J’ai l’impression que le remake permet aussi de faire découvrir l’original à des tas de gens. C’est un film coréen absolument réussi et c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a eu cette envie de faire un remake. Ce qu’on propose est totalement différent et l’idée est aussi de faire découvrir cette oeuvre et ce scénario complètement fou à un plus grand nombre.

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© Netflix

Le public attendait de vous voir, Franck, dans ce genre de rôle. Comment vous sentez-vous par rapport à ça et comment vous êtes vous préparé ? 

Franck Gastambide : Je me sens très chanceux qu’on m’ait proposé ce film-là, j’ai complètement conscience de mon image qui est associée à des comédies populaires dont je suis très fier mais, effectivement, j’ai de la chance que ce metteur en scène, ce producteur et Netflix se soient dit que Franck Gastambide pouvait porter ce thriller d’action. J’ai fait de mon mieux et j’ai complètement conscience de la chance que j’ai de l’avoir fait.

D’ailleurs, comment avez-vous été approchés pour ce film ? 

Franck Gastambide : De manière tout à fait classique. Le truc avec ce film, c’est que tout se passe entre mon personnage et son antagoniste et ce qui faisait que j’allais être motivé à le faire, c’était en grande partie en fonction du comédien que j’allais avoir en face de moi. Je répétais au producteur et au metteur en scène que je voulais un acteur qui pouvait me faire vraiment peur dans la vraie vie pour qu’on y croit ! Quand le nom de Simon est arrivé, ça a été une évidence pour tout le monde et pour moi ça été un énorme soulagement.

Alors, il vous fait vraiment peur dans la vraie vie ? 

Franck Gastambide : Bien sûr qu’il fait peur dans la vraie vie !

Simon Abkarian : Mais nooon c’est fini ! Maintenant il n’a plus peur !

Franck Gastambide : Non, ça dépend des regards (rires). C’est incroyable, Simon a quand même été le méchant de James Bond ! Je peux vous dire que les veilles de tournage avec Simon, je me couchais tôt et j’apprenais mon texte ! Je me disais “Ça va se voir les différences de niveau, ça va se voir j’en suis sûr, il faut que je travaille vraiment beaucoup” et du coup, ça a été une motivation vraiment énorme en plus de cette crédibilité absolument indiscutable de l’avoir en face de moi. On se dit “Ok, là Gastambide ça va être chaud pour son cul !”. Mais ça  a été un kif absolument incroyable de jouer en face de Simon !

Simon Abkarian : Il y a toujours cette sentence-là où l’on s’attend tous au tournant…Franck n’est pas attendu au tournant. Franck, il est célébré et moi je suis content de le voir là ! C’est un acteur qui joue ce qu’il joue,  qui peut jouer ce qu’il fait dans Sans Répit alors que l’inverse n’est pas possible. Il y a des gens qui jouent très bien dans des films d’action et dès qu’on les met dans une comédie ils se noient dans un bocal. Lui, il sait nager dans toutes les eaux. Il faut arrêter de dire ce mec-là fait de la comédie, cette fille-là fait des films de cascades et ce garçon fait un film d’auteur.

C’est de la m***** de penser comme ça, il faut juste se dire qu’il y a des acteurs et des actrices qui font leur métier et qui sont capables de le faire partout où ils se trouvent. Parce qu’il y a de l’amour, de la passion et du désir. Franck est désiré, il n’est pas là juste parce qu’il a un nom et ce nom s’est fait parce qu’il y a eu du désir. (…) Il y a eu ce désir de faire ça ensemble, de se donner la réplique et il y a un désir de faire un jour un autre projet ensemble si les dieux du cinéma le permettent !

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© Netflix

Y-a-t-il un ou plusieurs arguments que vous pourriez avancer pour convaincre les téléspectateurs de regarder Sans Répit

Franck Gastambide : Je crois qu’on peut déjà dire que c’est un registre qu’on fait peu et en cela, c’est déjà un événement qu’un film comme celui-ci arrive ! On pourrait prendre en exemple Balle Perdue qui est sorti sur Netflix il y a quelque temps et qui a connu un énorme succès grâce à la qualité du film et aussi grâce au fait que c’est un registre qu’on s’autorise peu et Netflix permet ça maintenant. Sans Répit s’inscrit dans ce registre de thriller d’action qu’on fait peu en France. Je suis assez convaincu que ça va plaire aux gens.

Simon Abkarian : J’avais envie de dire qu’il y a de putain de belles prises de vues ! C’est un aspect qu’il ne faut pas oublier. Il y a une scène où la lumière est magnifique, les cadres de vues le sont, la réalisation n’a rien à envier aux grands films qu’on peut voir aux Etats-Unis, en Corée ou ailleurs et ça, il ne faut pas l’oublier. (…) Je ne vais pas tout dévoiler, mais esthétiquement parlant c’est un film qui est splendide. Les situations le sont, ce film s’appelle Sans Répit et ce garçon, dans le film, a son coeur qui bat à mille à l’heure tout le temps…

C’est bien ficelé, le montage est magnifique ! Et je ne le dis pas parce que je suis dedans, je le dis parce que j’ai vu le film et que je me dis que je serai content de payer pour voir ça au cinéma ou de payer mon abonnement Netflix pour ça. Je le vois, je n’éteins pas.

Retrouvez Sans Répit sur Netflix dès le 25 février !

 

Amandine Rouhaud

Amandine Rouhaud

Journaliste

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