Unbelievable : la terrible histoire vraie derrière la série Netflix

16 septembre 2019 - 12h33

La mini-série Unbelievable a secoué les spectateurs qui l’ont binge-watché sur Netflix depuis le vendredi 13 septembre. Le pire ? Imaginer que c’est une histoire vraie. Retour sur la véritable histoire de Marie Adler.

 

Le 11 août 2018, les secours de Lynnwood reçoivent un appel de Marie Adler, une jeune femme de 18 ans qui affirme s’être fait violer dans la nuit. Les détails sont marquants : elle s’est fait bâillonner, ligoter et violer par un homme masqué, rentré en pleine nuit chez elle. La police doute très vite de son histoire, qui change un peu au fil des répétitions (plusieurs fois dans la même matinée) et commence à lui demander si elle n’a pas rêvé. Après plusieurs heures de quelque chose qui peut presque s’apparenter à un interrogatoire, Marie finit par concéder qu’elle a tout inventé.

C’est de cette même histoire que part la mini-série de Netflix Unbelievable. 

Très vite, Marie fait la une des journaux en Amérique et reçoit des messages insultants de toute part, sa famille d’accueil non plus n’arrive pas à comprendre ce mensonge.

L’affaire de Marie Adler la conduit jusqu’au tribunal, où elle doit comparaitre pour fausse déclaration à la police. Elle s’en tire avec quelques séances chez un psychologue est une amende de 500 dollars à payer.

Tout va changer en 2011, quand la détective Stacy Galbraith rencontre une victime de viol âgée de 26 ans, qui s’est endormie après un marathon télé Desperate Housewives. Elle se fait réveiller à 8H par un homme masqué qui lui dit une simple phrase : « Ne crie pas. N’appelle personne, ou je te tue« . Il la viole pendant plus de 4 heures et, avant de partir, lui donne des conseilles pour mieux sécuriser sa fenêtre.

La détective raconte cette histoire à son mari, David, lui aussi agent de police, qui trouve des ressemblances étrangement similaires avec le cas d’une de ses collègues. Le lendemain, Stacy appelle Edna Hendershot et les deux femmes commencent à lier leur deux dossiers.

Edna travaillait sur l’affaire d’une femme de 59 ans, violée chez elle dans les même circonstances que la victime suivie par Stacy. Les détails sont exactement les mêmes et les deux détectives comprennent vite qu’elles cherchent la même personnes.

À la recherche d’un ADN

En décidant d’élargir leurs horizons pour trouver l’homme derrière cette série de viols, Edna et Stacy tombent sur une femme qui a échappé à une agression sexuelle en sautant par sa fenêtre. Sur les lieux, elles trouvent une trace de chaussure qui coïncide avec une autre qu’elles avaient relevé chez une précédente victime : la trace d’une Adidas ZX 700, dont la vente aurait cessé en 2005.

Une preuve importante qui n’aidera pas encore les deux détectives à remonter jusqu’au violeur, malgré 4 victimes identifiées et des résidus partiels d’ADN. Tout va définitivement changer en février de la même année, quand une analyste en criminalité va signaler à Edna et Stacy un pick up blanc, qui correspond étrangement à un véhicule aperçu sur deux des scènes de crime.  Mieux, un nom est associé à cette voiture : Marc Patrick O’Leary.

L’homme en question a une trentaine d’années, et correspond au physique que toutes les victimes ont décrit : homme blanc, très grand, yeux clairs. Persuadées de tenir leur homme, les deux détectives partent avec le FBI devant la maison de O’Leary et attendent que l’homme, accompagné d’une femme, quittent le domicile pour prendre des échantillons sur des verres. Mais, oh surprise, alors que les agents pensaient que la maison serait vide, il se retrouve nez à nez avec un homme qui ressemble énormément à Marc Patrick O’Leary. Et pour cause, il s’agit de son frère, Michael O’Leary.

Une prise de conscience

Deux suspects, donc, mais il reste un élément physique qui peut aider à trouver le coupable : une tache de naissance sur le mollet gauche. C’est bien Marc qui possède une tâche noire sur la jambe, et la fouille à son domicile est plus que concluante : on y trouve un masque noir, un sac à dos bleu, des sangles, lingettes, lubrifiants, une paire d’Adidas ZX 700… et surtout ses trophées : des lingeries de femmes ainsi que son appareil photo, avec des images de ses victimes.

Comme dans Unbelievable, c’est comme ça que Stacy et Edna vont retrouver Marie, dont les photos du viol (et de son permis) sont parmi les trophées du violeur. O’Leary est condamné à 327,5 ans de prison ferme et le commissariat qui était en charge de prendre la plainte de Marie a été soumis à une enquête en interne. Cette terrible affaire sur le cas Marie Adler aura permis à plusieurs divisions de prendre avec plus de sérieux les plaintes pour viol.

Vous remarquerez que la série Unbelievable est très fidèle à la véritable affaire, et c’est normal : elle a été écrite par T. Christian Miller et Ken Armstrong, les deux journalistes qui ont écrit l’article An Unbelievable Story of Rape, paru en 2015.

La rédaction Serieously
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