John Cusack : « Utopia n’est pas un copié-collé de la version originale UK » (INTERVIEW)

Publié le 27 octobre 2020 - 22h00

Utopia débarque ce vendredi 30 octobre sur Prime Video. L’un des plus gros événements séries de l’année est très attendu au tournant, notamment par les fans du show original. Serieously a rencontré John Cusack aka Kevin Christie pour en parler.

 

De la pression de jouer dans un remake très attendu en passant par son travail avec Gillian Flynn, John Cusack s’est confié lors d’une table ronde autour de la série Utopia. Après nos interviews de Sasha Lane et Rainn Wilson, rencontre avec un géant du cinéma.

Comment avez-vous réagi au fur et à mesure de la lecture du script ?

John Cusack : Honnêtement ? J’étais comme un dingue, je ne pouvais pas m’arrêter. Les révélations des épisodes 2 et 3 m’ont rendu accro, à partir de là je savais que j’allais passer la nuit sur le script. Et puis tout d’un coup, je suis arrivé à l’épisode 8, le final. Et là, les autres épisodes semblent minuscules en comparaison. L’art et l’écriture de cette série sont dingues, c’est choquant, c’est surprenant et puis quand on réfléchit on se dit : c’était inévitable. Seuls les meilleurs écrivains peuvent nous donner cette sensation. Gillian est un maître pour ça.

Comment est-ce pour vous de sortir cette série qui traite d’une pandémie mondiale… dans un contexte de pandémie ?

John Cusack : C’est compliqué parce que en général, on veut faire une série qui reflète de près ou de loin des problèmes du monde actuel auxquels nous sommes confrontés. En tournant Utopia on s’est donc intéressés à plusieurs problèmes du monde, de la crise alimentaire en passant par les anti-vaccins, les inégalités sociales ou mensonges de politiciens. Quand une pandémie est vraiment arrivée nous étions tous choqués. Surtout avec ce manque de contrôle effrayant, qu’on a bien vu aux États-Unis. Ça aussi c’était un thème de la série, avant même que ça se passe réellement donc c’était… perturbant. Heureusement que la série n’est pas juste à propos d’un virus et d’une pandémie, vous verrez que bien d’autres thèmes passionnants y sont abordés.

Comment décririez-vous les motivations de Kevin Christie, votre personnage ?

John Cusack : J’ai l’impression que c’est un homme qui se lève le matin de la même manière que tout le monde : certains se lancent dans une justice sociale, d’autres démarrent des business pour gagner de l’argent mais lui son but est de rendre le monde vivable. Il est dans sa propre morale, il fera tout pour protéger le monde, de la meilleure manière possible. Du moins, ce qu’il imagine être le meilleur moyen. Donc lui et son entreprise se lèvent tous les matins en cherchant comment rendre le monde durable, quitte à faire des choix très difficiles. C’est une personne très intense, très engagée. C’est difficile de parler de son évolution dans la série sans trop spoiler mais je peux vous dire que ce que vous pensez de Kevin Christie au début de la série va changer dès le milieu du show. Et à la fin de la série vous allez surtout halluciner. Tout va basculer, plus rien ne sera comme avant.

La série est très attendue, notamment par les fans de la série originale… Pensez-vous qu’elle sera bien accueillie ?

John Cusack : Je ne suis pas inquiet pour le succès de la série et comment elle sera accueillie par la fanbase d’origine. Au départ de la série, Gillian nous a dit qu’il n’y avait aucun intérêt à refaire quelque chose qui était très réussi. Sauf si vous avez quelque chose à y ajouter. La version anglaise a sa trame, Gillian Flynn a ajouté 30 ou 40% d’intrigues inexistantes. C’est un remake qui change vraiment de l’originale, ce n’est pas un copié-collé. Je pense que les fans de la première heure seront sensibles à ça.

 

Utopia, à découvrir dès le 30 octobre sur Prime Video. 

Co-fondatrice
aurelia@serieously.com

Je suis la fille spirituelle de JD (Scrubs) & Jess (New Girl).
En ce moment, mon Snack&Chill idéal c'est toute la bouffe italienne du monde (enfin, la végé) devant South Park.
Aurelia Baranes on EmailAurelia Baranes on InstagramAurelia Baranes on Twitter