Le portrait culte de la semaine : Dylan de Beverly Hills 90210

7 mars 2019 - 17h51

Le portrait culte de la semaine rend hommage à Luke Perry et a décidé de mettre en lumière le rôle qui l’a révélé au monde entier, Dylan McKay dans Beverly Hills 90210.

Ma première réplique

« Ouais, touche à ce clavier mon petit ami, s’il te plait. Allez vas y. En fait la tragédie de ce pays c’est que des débiles comme vous finissent par le diriger« . J’arrive à l’épisode 2 dans Beverly Hills. Je me faisais déjà désirer avant même que les fans ne posent les yeux sur moi. Et pourtant, déjà, j’affirmais mon caractère. Je dégageais des brutes qui harcelaient ce pauvre Denis. Le chevalier noir au grand cœur, c’était moi, Dylan.

Pourquoi je suis culte

J’arrive sur les écrans en 1990, à un moment où les séries grand public font surtout de la place aux dynasties pétrolières et aux familles nombreuses de sitcom. Beverly Hills, c’est la série qui a lancé l’archétype que j’ai créé sans vraiment le vouloir. Le bad boy, le briseur de cœur sensible, le garçon à qui tout le monde veut ressembler, des deux côtés, mecs et filles. Je viens du Midwest mais pas ouvrier, j’ai de l’argent mais mes parents ne s’inquiètent pas de mon sort. Ma vie, c’est mes copains, le lycée et les longues avenues de Los Angeles. Et je vais surtout retourner les cœurs de millions de fans. Rien que pour vos beaux yeux.

Je suis culte parce que ma vie sentimentale est celle d’une génération

Mes histoires de cœur dans la série ont été le centre d’intérêt de toute une génération… J’ai longtemps oscillé entre Kelly, Toni, Valerie, Dani et bien sûr Brenda, qui est celle qui a le plus retenu l’attention des fans. C’est bien simple, on n’a jamais lâché des yeux ce qui m’arrivait. Pour qui je craquais, avec qui j’allais finir et à qui j’allais faire du mal, aussi. Que ce soit en direct, en VHS ou en différé, des millions de jeunes n’ont jamais quitté mes histoires. On me comparait à James Dean ou Brad Pitt au cinéma, je baladais mes t-shirts de mauvais garçon sur la plage et jetais des regards en coin à celle que je préférais…

6917 Dylan sont nés en France grâce à moi

Tu as bien lu. J’ai été tellement majeur dans la culture séries des années 90 que non, on n’a pas appelé des enfants Chandler ou encore Ross en France mais bien Dylan. Et 6917 ont vu le jour, portant mon prénom qui faisait sourire les fans qui se précipitaient vers leur petit écran pour me voir. J’ai laissé un héritage majeur dans la pop culture, loin des frontières américaines… J’ai marqué d’une pierre blanche mon passage, qui vous manque, aujourd’hui.

Je suis culte car j’ai pavé le chemin

Même si j’ai quitté les écrans après Beverly Hills, j’ai laissé une trace si indélébile que j’ai pu créer un personnage que l’on retrouvera souvent, partout. Le hearthrob, le briseur de coeur, le beau gosse du lycée qui n’en dit pas trop sur lui mais qui attire le regard. Celui qui est dur avec lui-même et moins avec les autres. Même si beaucoup trouvent ce rôle un peu cliché, il faut pas mal de talent pour le rendre marquant, comme mon interprète, Luke Perry. Inimitable.

Hannah Benayoun
Journaliste
[email protected]

Fille spirituelle de - Leslie Knope (Parks and Recreation) & Thomas Shelby (Peaky Blinders)
Snack&Chill du moment - Friends & Bo bun légumes
Hannah Benayoun on Email