Miguel Herràn, Ester Exposito & Àlvaro Rico : « Les scènes de sexe d’Élite sont les moins dures à tourner »

Si Élite, la nouvelle production espagnole de Netflix, a déjà fait une belle entrée en matière, c’est aussi grâce à son casting de jeunes talents triés sur le volet. Les acteurs du trio amoureux le plus caliente de la série se sont prêtés aux jeux des interviews et avaient quelques scoops à nous balancer.

Au sein de Las Encinas, Carla & Polo sont connus de tous comme étant le couple le plus inséparable de l’école. Ensembles depuis des années, leur fausse harmonie risque d’être perturbée par l’arrivée de Christian… Pour leur plus grand bonheur. On a rencontré les acteurs du trouple espagnol.

 

Avez-vous toujours voulu jouer le rôle qui vous a été attribué ?

Miguel Herràn (Christian) : Oui je savais déjà qui j’allais jouer. Et c’était parfait comme ça. Il est très positive parce qu’il est très indépendant, se moque de ce que les gens pensent de lui, l’aiment ou non… C’est génial ! 

Àlvaro Rico (Polo) : Quand j’ai été contacté, j’ai d’abord passé le casting pour le rôle de Guzmàn, puis j’ai reçu un appel pour me dire que j’étais pris dans la série… Mais pour le rôle de Polo.

Ester Exposito (Carla) : J’ai aussi été auditionnée pour le rôle de Carla, je l’adorais donc j’étais ravie.

 

De la consommation de drogue aux différentes formes de sexualité, beaucoup de sujets forts et actuels sont abordés dans la série. Quel sujet était le plus important d’après vous ? 

Àlvaro Rico (Polo) : À mes yeux, tous les sujets sont importants et pertinents dans ce contexte. Mais la polygamie/le pluriamour est l’un des plus forts et des plus étonnants. Surtout grâce à la manière dont il est traité dans la série. Et aussi la bisexualité, car ça fait partie de mon personnage.

Ester Exposito (Carla) : Pour moi aussi, tous les sujets sont importants, mais “la lutte des classes” est très bien traitée dans la série et toutes ces choses qui comptent beaucoup. À la fin de la série, on se rend compte qu’on est tous les mêmes, peu importe la classe sociale. Ils passent tous par les mêmes problèmes, avec ou sans argent. 

Miguel Herràn (Christian) : Le polyamour, le fait d’avoir plusieurs relations en même temps, ou une seule relation à plusieurs. Je pense que c’est présent dans la société actuelle et qu’on en parle trop peu. 

 

Vous disiez que le série traite et met en avant « la lutte des classes ». Est-ce que c’est un sujet important pour vous ? 

Àlvaro Rico (Polo) :  Bien sûr, c’est un sujet important et ça arrive vraiment à notre époque. Mais ça n’est pas comme dans le passé où c’était plus une sorte de match de football avec les riches contre les pauvres. Aujourd’hui c’est le contraire ! Dans le sens où la nouvelle génération a compris qu’on affrontait tous les mêmes problémes ensemble.

Ester Exposito (Carla) : Le sujet est important et le personnage de Carla l’illustre bien. Elle est dure avec elle-même et très exigeante avec les autres. D’après moi, Carla n’a pas reçu assez d’amour et d’attention. Elle subit beaucoup de pression pour continuer à gérer l’honneur de sa famille. Elle veut être un exemple pour ses parents mais elle réalise, au fil des épisodes, que si quelque chose arrive à sa famille ou aux autres, elle restera forte malgré tout et pourra même être elle-même.

Qu’est-ce que vous voulez qu’on retienne de votre personnage ? Qu’est-ce qui vous plaît le plus ?

Àlvaro Rico (Polo) :  Je ne veux aucun problème avec les showrunners et ils ne seront peut-être pas d’accord avec mon avis, mais Polo parait égoïste et semble avoir confiance en lui, mais il n’est pas comme ça. Il essaye de trouver sa place dans le monde, de s’adapter, de prendre de l’importance dans son univers… Je pense que c’est sûrement lié à son enfance et la pression qu’il a reçu.

Ester Exposito (Carla) : J’ai appris beaucoup sur le personnage en le jouant. Avant le début du tournage, j’ai lu tous les scripts mais je ne comprenais pas vraiment ce qu’elle était. Donc j’ai procédé par étape… J’ai d’abord voulu comprendre les sentiments qu’elle avait pour Polo, puis ceux qu’elle a pour Christian et comment elle se sent dans cette nouvelle « aventure ». Et j’ai réalisé qu’il n’y avait pas qu’une dimension d’amour, d’attirance ou d’affection mais aussi un désir de gagner du pouvoir et du contrôle sur les deux.

Miguel Herràn (Christian) : J’ai aussi appris à connaitre mon personnage pendant les premiers essais d’acting et aussi en discutant avec Ramon (Salazar) et les autres scénaristes. Christian semble très superficiel mais il ne faut pas s’arrêter là, particulièrement concernant ses amis, son besoin de s’intégrer dans « l’élite »… Il risque de devoir prendre des décisions difficiles. 

 

La saison 1 se termine sur une fin ouverte. Avez-vous déjà envisagé une saison 2 ? Qu’est-ce que vous imaginez pour vos personnages dans une potentielle suite ?

Àlvaro Rico (Polo) :  (rires)

Ester Exposito (Carla) : (rires) On ne sait rien pour l’instant. 

Miguel Herràn (Christian) : On espère effectivement une saison 2 et la fin de la première saison laisse beaucoup de possibilités. On a aucune idée de ce qui pourrait se passer mais chaque personnage prend un chemin différent donc tout est possible. 

Est-ce qu’il y a un autre personnage que vous auriez aimé jouer ? Ou que vous aimez beaucoup ?

Àlvaro Rico (Polo) :  J’adore Christian. Il est beaucoup plus comme moi que Polo. 

Ester Exposito (Carla) : J’ai beaucoup aimé Guzmàn. Carla et lui auraient dû jouer ensemble. 

Miguel Herràn (Christian) : On peut choisir en dehors de la série ? (rires) J’aimerais jouer Le Professeur de La Casa de Papel.

 

Votre trio est plutôt « caliente » et vous êtes de jeunes acteurs. Les scènes de sexe étaient-elles difficiles à tourner pour vous ?

Ester Exposito (Carla) : Honnêtement, je stressais beaucoup pour ces scènes, mais en réalité, elles ne sont pas différentes des autres… Vous êtes nerveux, vous devez respecter les demandes des showrunners, comme pour une scène « classique » et je voulais juste donner le meilleur de moi-même.  Et puis finalement, dans un univers familier avec des gens qu’on connait bien, c’est plutôt simple.

Miguel Herràn (Christian) : Je dois avouer que, pour moi, c’est souvent plus difficile de tourner une scène « émotionnelle » que de tourner une scène de sexe. Le sexe est quelque chose de relativement commun dans nos vies et demande moins d’investissement. 

 

Considérez-vous que c’est une série à regarder en famille ?

Àlvaro Rico (Polo) : (rires) Tant que vous avez plus de 13 ans, vous pouvez le regarder en famille. Je crois que c’est la limite fixée par Netflix.


Allison Josepha
Co-fondatrice
Fille spirituelle de : Jane The Virgin et Max de 2 Broke Girls
Let Them Binge! : Lost, des mozzarella sticks, un banoffee du vin et Eleven, mon chat
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