Liam Cunningham : « The Hot Zone ne pouvait pas être une série plus actuelle »

27 mai 2019 - 17h33

Comme beaucoup de ses comparses, l’acteur Liam Cunningham a fait ses adieux à son personnage de Ser Davos dans Game of Thrones. Mais il revient dès le 15 septembre dans la peau d’un scientifique obsédé par le virus Ebola dans The Hot Zone, la nouvelle pépite du National Geographic. Avec son casting 5 étoiles, la série revient sur la percée du virus mortel sur le sol américain. L’acteur est revenu sur cette exceptionnelle série, glaçante et on ne peut plus d’actualité.

Basée sur le best-seller international éponyme de Richard Preston, The Hot Zone, mettant en vedette Julianna Margulies, lauréate de Golden Globe et Emmy, s’inspire d’une histoire vraie sur les origines d’Ebola, un virus hautement infectieux de la forêt tropicale d’Afrique centrale et son arrivée sur le sol américain en 1989.

Ce fut un moment éprouvant pour vous tous sur le tournage, à cause de l’intensité du sujet qu’est Ebola. Quel était le plus gros challenge pour vous ?

Liam Cunningham : C’est d’incarner un scientifique. Mais celui-ci est un outsider qui ne fait pas partie du club. Il n’a pas la confiance de la communauté scientifique, il n’est pas respecté. Pourtant, au moment où nous parlons, la seconde percée de ce terrible virus est en train d’arriver. The Hot Zone ne pouvait pas être plus actuelle aujourd’hui. Nous devons prendre cette situation encore plus au sérieux.

Certains personnages de The Hot Zone existent réellement, pouvez-vous en parler ?

Liam Cunningham : C’est une bonne question. Julianna Margulies incarne Nancy Jaxx qui est évidemment une vraie figure centrale. Celui de Topher Grace (Peter Jarhling) est également un personnage réel. Le mien, Wade Carter est un amalgame de faits qui sont réellement arrivés à plusieurs personnes et nous avons contenus ces faits en un seul personnage. Mais il représente le mentor du personnage de Julianna et il est très important pour la qualité du récit. Il essaie de trouver la vérité derrière ce virus et de faire les bonnes choses.

Vous avez exprimé le fait que Wade était un outsider, pourriez-vous revenir sur vos années au Zimbabwe et votre propre connexion avec l’Afrique ?

Dans les années 80 j’ai vécu plus de trois ans en Afrique, et c’était bien avant que je devienne un acteur ! J’ai donc une relation très forte avec l’Afrique et j’y retourne souvent, je vais au sud-Soudan, en Ouganda pour aider notamment les réfugiés. J’ai ressenti une connexion très vite avec cette histoire, dans une position aussi luxueuse que la mienne, je peux m’exprimer pour ceux qui n’ont pas de voix. Dans ce cas, ce n’est pas seulement humanitaire, c’est aussi nous protéger nous-mêmes et celles et ceux qui souffrent de cette horrible maladie en Afrique.

Il y a des scènes extrêmement difficiles à voir dans The Hot Zone, notamment sur la propagation du virus dans le village Africain. Comment était-ce de tourner ces scènes ?

La scène avec les nonnes est réellement arrivée… C’est très dur de voir des personnes qui essaient de faire le bien et qui en réalité font le strict opposé à cause du manque d’hygiène ou de connaissance sur la maladie. C’est très difficile à regarder, de voir ces malheureuses personnes venir se faire vacciner contre le virus et en réalité elles finissent contaminées… C’est incroyablement difficile à faire. Cette deuxième percée d’Ebola arrive en ce moment et il est terriblement important que les populations soient renseignées.

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Hannah Benayoun
Journaliste
Fille spirituelle de Leslie Knope dans Parks and Recreation et de Thomas Shelby des Peaky Blinders.
Let them binge parfait: regarder Friends avec une girafe, mais clairement je ne l'ai jamais fait.