Unpopular Opinion : pourquoi La Casa de Papel aurait dû s’arrêter après la saison 2

Publié le 14 avril 2020 - 13h51

Et si La Casa de Papel avait pris fin après sa saison (ou partie) 2 ? La rédac de Serieously va tenter de vous prouver que c’était la meilleure issue possible pour la série espagnole phénomène de Netflix.

 

Alors que la rédac de Serieously vous demandait il y a quelques jours si La Casa de Papel aurait dû s’arrêter après la saison 2, vous avez été 53% à nous répondre « non ». Selon vous, la série espagnole, qui en est actuellement à son quatrième chapitre, a bien fait de se poursuivre sur Netflix. Vous êtes encore nombreux à vous passionner pour les braquages du Professeur et son équipe, et on parie que beaucoup espèrent des saisons 5 et 6. Mais, à la rédac de Serieously, on va tenter de vous convaincre que La Casa de Papel aurait mieux fait de tirer sa révérence à l’issue de sa saison 2, comme c’était initialement prévu. 

#1. ÇA, ça aurait fait un p**ain de final

L’ultime épisode de la saison/partie 2 de La Casa de Papel a tout d’un series finale réussi. Émotion, frisson, action, bonheur, tous les ingrédients clés sont là. Entre le sacrifice de Berlin, la fin du braquage de la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre, puis les retrouvailles entre le Professeur et Raquel sur une île paradisiaque, on ne peut qu’aimer cet épisode. On comprend que c’est la fin d’une ère, et nous sommes heureux de savoir que nos protagonistes s’en sortent – pour la plupart – indemnes et avec des millions en poche. De plus, le braquage étant terminé, le Professeur et Raquel peuvent enfin vivre pleinement leur amour. Alors, pourquoi ne pas s’arrêter là ? Quand on y réfléchit bien, bon nombre de séries voudraient bien offrir un épisode final tel que celui-là, plutôt que de se faire annuler sur un cliffhanger ou d’avoir une fin controversée. 

#2. Vive les incohérences

Si le braquage de la Banque d’Espagne est en lui-même déjà un peu tiré par les cheveux – franchement Rio, t’abuses – toutes les péripéties qui suivent dans les saisons 3 et 4 de La Casa de Papel sont bourrées d’incohérences. Certes cela n’enlève en rien le plaisir ou l’adrénaline que l’on peut ressentir devant les épisodes de la série, mais on aurait dans l’ensemble préféré éviter des moments particulièrement ridicules et/ou gênants comme les braqueurs qui se prennent pour des chirurgiens grâce à Skype, le mystère autour du vrai prénom de Denver ou encore le fait que Berlin soit en réalité le frère du Professeur – un twist qui a été mis en place uniquement pour que le talentueux Pedro Alonso continuer d’apparaître à l’écran. On sent bien que les scénaristes tirent le plus possible sur la corde pour continuer à tenir les téléspectateurs en haleine, face à l’important succès rencontré par La Casa de Papel à l’international. Mais y a un moment où faut savoir dit « stop », non ?

#3. On ne vous pardonnera jamais d’avoir tué Nairobi

L’un des événements les plus marquants des saisons 3 et 4 de La Casa de Papel est bien sûr le destin tragique que connaît Nairobi. Alors que la braqueuse se fait tirer dessus à la fin du troisième chapitre, son sort est en suspens pendant de longs mois. Jusqu’au retour de la série avec sa saison 4, qui nous apprend que, ouf, Nairobi va bien. Enfin, ça c’était sans compter sur Gandia qui, quelques épisodes plus tard, abat de sang-froid la jeune femme. Cette fois, c’est officiel, Nairobi est morte. Et clairement, les téléspectateurs – nous y compris, à la rédac de Serieously – ne pardonnent pas le sort réservé à la braqueuse. À tel point que, là encore, on se dit que la série aurait mieux fait de tirer sa révérence fin saison 2, quand la plupart des membres de l’équipe du Professeur étaient en vie et heureux.

PS : le développement de personnages n’a pas vraiment été le fort de La Casa de Papel en saisons 3 et 4 qui, en plus d’avoir rendu Denver particulièrement machiste, nous a fait détester encore plus Tokyo ! Seri(e)ously, les gars ?!

Journaliste
eliott@serieously.com

Je suis le fils spirituel d'Alicia Florrick (The Good Wife) & Jerry Seinfeld.
En ce moment, mon Snack&Chill idéal c'est des churros devant Ugly Betty.
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