Le Bazar de la Charité : quelles différences y a-t-il entre la série et l’histoire vraie ?

3 décembre 2019 - 14h40

La série Le Bazar de la Charité repose sur un drame qui a meurtri des centaines de personnes à la fin du XIXe siècle. Mais la fiction rejoint-elle totalement la réalité, ou y a-t-il de grosses différences avec la réalité ?

 

Avec un premier épisode qui a rassemblé environ 9 millions de personnes toutes plateformes confondues, Le Bazar de la Charité est le carton indéniable de cette fin d’année en matière de séries françaises. Il faut dire que TF1 y avait mis les moyens, que ce soit au niveau de la production avec un budget de 17 millions d’euros ou encore du casting avec des visages bien connus des téléspectateurs. La série, tirée d’une histoire vraie, a-t-elle de grosses différences avec ce qu’il s’est réellement passé le 4 mai 1897 ?

Incendie, vol de bijoux… Qu’est-ce qui est similaire à la réalité ?

L’élément déclencheur de la série, à savoir l’incendie du Bazar de la Charité, a bel et bien existé. Il s’est produit durant un événement caritatif au profit des nécessiteux, et la cause détectée est l’embrasement d’une lampe fonctionnant à l’éther pour faire tourner un cinématographe. Si la série de TF1 tend peu à peu à ce raisonnement, il a longtemps été insinué que Victor Mainville était à l’origine de ce drame, qui s’apparente à un attentat. Ce n’est donc pas une erreur humaine mais bien un problème technique qui a causé ce terrible incendie.

Lors du second épisode de la série qui débarque à la fin du mois de décembre sur Netflix, on assiste à des vols de bijoux dans la morgue. C’est ici que Madame Huchon découvre notamment que sa fille est décédée. Toutefois, cela ne s’est pas réellement passé en 1897. “Dans la réalité, les corps n’ont pas été envoyés à la morgue, explique Bruno Fuligni à nos confrères de Télé-Loisirs. Quand ils ont été enlevés, ils ont été mis sur des charrettes et conduits au Palais de l’industrie. Et là, l’immense salle d’exposition a servi de morgue provisoire. Comme ils craignaient des vols, le périmètre était surveillé nuit et jour. »

Trois destins de femmes romancés

On le sait, le drame qui s’est déroulé à Paris à la fin du XIXe siècle a coûté la vie à de nombreuses femmes, parmi lesquelles Sophie-Charlotte en Bavière, duchesse d’Alençon. Qu’en est-il alors d’Adrienne de Lenverpré, Rose Rivière et Alice de Jeansin, les trois héroïnes de la série ? Il s’avère qu’elles n’ont en réalité jamais existé, et que leurs trois destins bouleversants ne sont que pure fiction. Seul un personnage est en fait inspiré d’une personne qui a vraiment existé : il s’agit du préfet Leblanc, incarné par Gilles Cohen. Il est inspiré du préfet Lépine, qui a notamment contribué à structurer la police parisienne.

Clément Rodriguez
Journaliste
clement@serieously.com

Je suis le fils spirituel de Jake Peralta (Brooklyn 99) & Roland (Plus Belle La Vie).
En ce moment, mon Snack&Chill idéal c'est des madeleines et du chocolat chaud devant Desperate Housewives.
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